Mongreal's KingDOM

Le domaine de Mongreal

03 août 2009

Nevers

Nevers, Mai 2001

Vers 19 ans je connu une histoire amoureuse libre qui me permis d’explorer sans contraintes les différentes aires de ma libido, confirmant par là même mes orientations pour la domination. La curiosité frénétique qui m’animait alors me fit tisser rapidement des liens et faire beaucoup de belles rencontres dans les années suivantes. Je dois beaucoup de ces récits à commencé par ce dernier à cette première relation.

Ange avait 32 ans lorsque je l’ai vu la première fois. Nous avions échangé plusieurs mois sur internet avant de nous retrouver à une terrasse de café parisienne.
J’avais dix ans de moins. Elle représentait un graal convoité à mes yeux par son expertise et son imprégnation dans ce « milieu ». Son humilité naturelle l’en faisait se défendre, mais je lui répétais souvent mon admiration pour ce qu’elle avait su vivre et découvrir d’elle-même par ce biais.
Assez vite la conversation s’était établie autour des anecdotes de sa vie de soumise auprès des différents Maîtres qu’elle avait connu. Je lui parlais à mon tour de mes quelques bons souvenirs et j’évoquais notamment trois soirées auxquelles j’avais été convié l’année précédente. Nous étions bien loin alors des décors somptueux d’histoire d’O. Deux d’entre elles s’étaient tenues dans de petits appartements privés à Nantes et la dernière dans une ferme à l’abandon du coté de Bourges.
Elle sourit à cette évocation en me disant que nous avions peut être des connaissances communes car elle vivait actuellement une relation avec un homme de cette région.
Avant de nous séparer au terme de quatre heures de conversation elle me proposa de soumettre ma candidature à celui-ci pour leur prochaine soirée.
Trois jours après je reçus par mail une invitation très officielle de sa part.

« Monsieur,
Ange m’a parlé de vous en terme élogieux et m’a informé de votre intérêt pour nos activités particulières.
Seriez-vous disponible pour la soirée du 7 mai ?
J’organise ce jour un petit évènement qui saurait, je pense, vous intéresser. »

Je répondis dans les 5 minutes en pesant chacun de mes mots.

Une vingtaine de jours plus tard et 3 mails plus loin...
7 mai 2001, 19h30 aux abords de Nevers.
Il fait encore jour lorsque j'arrive devant le pont de Nevers. C'est un image qui reste très présente dans ma mémoire. Cette ville ressemble à une enchevêtrement de maisons de poupées lorsqu'on l'observe ainsi. Les plans de façades se succèdent en remontant la colline, offrant une perspective caractéristique des villes médiévales. Les rues pavées étroites qui arpentes la vieille ville s'élargissent aux abords de l'église en dégageant ainsi l'édifice du reste des constructions qui l'entour, si bien qu'elle reste l'élément de focalisation principal pour  l'oeil. Le lieu de rendez-vous se situe dans les hauteurs de la ville. Il faut emprunter une ruelle escarpée, y laisser la voiture, puis remonter une sente sur quelques dizaines de mètres. La maison se trouve au bout d'une petite impasse.
Le portail en fer forgé donne accès à la vu d'un jardin impeccablement entretenu, composé de plans de gazons, de bosquets taillés et d'une grande allée en gravier. Celle-ci s'évase autour d'une fontaine placée devant les marches d'accès à l'entrée de la demeure.
Je sonne. En attendant qu'on réponde à mon appel, je me retourne pour admirer le magnifique perspective que l'on a ici sur la ville et l'église.
L'interphone laisse bientôt entendre la voix d'Ange qui, après m'avoir salué, déclenche l'ouverture du portail. 
Je remonte l'allée et prends progressivement la mesure de la taille de la maison. La façade 19 ème qui monte sur trois étages est coiffée d'une toiture en ardoise.
En avançant je remarque deux dépendances en longère à droite du bâtiment principal.
Lorsque j'atteins les marches, la porte d'entrée s'ouvre sur Ange arborant  une robe corseté noire et bleue du plus bel effet.
Elle m'informe que je suis le premier invité et que cela nous donne tout le loisir de visiter la maison. Le hall d'entrée est impressionnant. Une mosaïque marbrée blanche se déploie au sol depuis le centre jusqu'aux murs de la pièce circulaire.
Un escalier de pierre en colimaçon dessert les deux principaux niveaux en mezzanine. Un balcon circulaire, recouvert de velours rouge, court le long des murs à chaque pallier et permet d'accéder aux différentes pièces des étages.
Au rez-de-chaussée le hall donne à droite sur un très grand salon à baie vitrée, à gauche sur une cuisine équipée notamment d’un superbe four à bois en pierre.
Nous montons au deuxième étage et Ange m'invite à déposer mes affaires dans la chambre qu'elle me propose d'occuper pour la nuit. La pièce ou le grand lit semble un îlot minuscule me paraît démesurée. Les trois fenêtres donnent sur l'allée, le portail, la ville...Magnifique.
Elle semble excitée à l'idée de me montrer les combles et les caves et me presse de la suivre dans l'escalier d'accès au dernier étage dissimulé dans une chambre de garde.
Dans le grenier aux larmes grinçantes différents instruments gisent sur le sol. Des croix, des jougs, des carcans, des barres de contraintes, des éléments de suspensions, des chaînes, une cage et bien d'autres dispositifs dont je ne connais pas le nom.
Sur une surface immense on compte a peu près tout ce qu'on a inventé en terme de matériel SM. Ange m'explique que J., son Maître, qui est aussi propriétaire de la maison, à consacré beaucoup de temps à équiper cette pièce. Le résultat est réellement impressionnant.
Me tirant de mes contemplations, elle m'entraîne dans les escaliers et retrouvant le rez-de-chaussée, pousse la porte de la cave. Elle me promet une surprise et le premier 
regard que je pose sur le sous-sol ne la fait pas mentir. Elle s'amuse à me voir réagir. Je suppose ne pas être le premier à qui elle sert de guide pour cette visite.
Le premier niveau est constitué d'un long couloir au plafond voûté et aux pierres apparentes.
Quatre cellules sont réparties sur ses flancs, toutes fermées par de lourdes portes en fer à barreaux. Dans chacune d'elles, une ampoule nue éclaire uniformément l'espace réduit. Au plafond et au sol plusieurs anneaux sont disposés au centre et au pourtour de la pièce.
Elle m'explique que ces cellules servent parfois de couchage aux soumises des couples
accueillis dans la demeure.
Elle m'emmène au bout du couloir ou nous abordons un second escalier plus étroit, qui semble  s'enfoncer dans les entrailles de la terre. Nous arrivons au second niveau qui donne sur une grande pièce hexagonale. Au fond, une tribune surmontée d'un pupitre s'élève sur trois rangs. Sur deux angles adjacents, une quinzaine d'anneaux sont scellés dans le mur, alors qu'au centre  de la salle deux anneaux sont fixés au sol et au plafond. Ange m'indique que J. appelle ce lieu « le cirque de dressage ».
Nous sommes interrompus dans notre exploration par la sonnerie de l'interphone qui retenti dans la cave. Ange passe devant moi et nous rejoignons rapidement la surface. Elle me dit en souriant que   la personne qui sonne à la porte devrait m'intéresser. J'entends une voix de femme répondre à Ange dans le haut parleur. En déclenchant l'ouverture du portail elle reprend ses éloges pour la mystérieuse inconnue qui s'apprête à entrer dans la maison. F., me dit elle, est une jeune fille des plus agréable, amante de leur couple depuis environ deux ans.
Elles porte toujours aux occasions de leurs soirées des vêtements griffés à son nom d'esclave et réalisés par une amie couturière. Sur ces mots « Mirzile » pousse spontanément la porte d'entrée et m'adresse un « bonjour Monsieur » en inclinant respectueusement la tête tout en amorçant une légère révérence.
C'est la première fois qu'une femme s'adresse à moi de cette manière à l'occasion d'une première rencontre... Ange embrasse Mirzile, me présente, et nous invite tous les deux à la suivre dans le salon. Nous entamons une longue discussion qui me permet d'apprendre qu'Ange à transmit mes textes à son invitée et lui a déjà largement parlé de nos échanges.

Mirzile.
C'est une fille sublime, troublante tant elle exhale de docilité et d'intelligence. Je me voudrais absolument serein face à elle mais la réalité de mes émotions doit lui être perceptible. Elle m'interroge longtemps sur mes orientations, mon parcours dans cet univers, mes compositions, mes activités. Je la sens éludé en retour les questions que j’adresse en écho aux siennes. Je n’apprendrais rien sur elle au cours de cette première discussion. Elle est cependant curieuse de beaucoup de choses et j'aime la voir rebondir sur mes propos. Ange nous laisse bien vite à notre conversation pour s'occuper des derniers préparatifs. Je demande à Mirzile comment s'établie pour elle la confiance nécessaire à l'abandon qu'impose ce type de rapport dans une soirée comme celle-ci puisque potentiellement beaucoup des convives lui sont inconnus. Elle me répond qu'elle est toujours accompagnée de personnes suffisamment fiables dans son regard pour leur déléguer totalement cette confiance.

La porte d'entrée s'ouvre à nouveau sur quatre invités accompagnés de J..
Ange fait les présentations et J. après m'avoir chaleureusement salué présente sa main à Mirzile qui la baise avec dévotion. Les deux couples dans la trentaine se joignent à notre discussion. Six autres personnes font leur entrée au cours de la demi heure qui suit. Quatre des soumises arborent déjà leur collier et restent à genoux au milieu de l'assistance en grande conversation. Ange sert les convives en respectant un protocole étudié, les hommes d'abord et parmi eux l'hôte en dernier,  puis viennent les femmes qui participent à la conversation. Elle revient ensuite vers les Maîtres des soumises à genoux pour leur demander ce quelle doit leur proposer. L'un d'eux lui demande de verser un peu de lait dans un bol puis de le déposer devant elle à même le sol. Bien vite sa soumise entreprend de laper docilement le contenu du récipient. La deuxième reçoit un simple verre d'eau puis est exposée nue devant l'assistance. Les deux autres sont directement emmenées au premier niveau de la cave par Ange qui a pour consigne de servir boisson et repas dans leur cellule respective.
Vient l'heure du diner. Les convives sont invités à prendre place à table. Toutes les femmes exceptées les deux premières enfermées à la cave participent au service sous les ordres d’Ange qui joue parfaitement son rôle de chef d’orchestre. La soumise précédemment exhibée reste entièrement nue au cours du repas. Elle fait l’objet de nombreux commentaires et attouchements encouragés par son accompagnateurs chaque fois qu’elle passe à proximité de la table.
Lorsque les plats sont disposés, les deux soumises à collier s’agenouillent à proximité de leur  Maître tant dis que les quatre restantes dont Ange et Mirzile viennent nous rejoindre et participent au débats en cours.
Toutes ces dispositions créent une ambiance particulière, une sorte de hiérarchisation à laquelle je n’avais encore jamais été confronté. Tout se passe comme si les protocoles de la maison s’adaptaient aux règles de chaque couple présent. Pour autant cela ne donne pas une impression d’hétérogénéité trop forte. Le groupe semble au contraire très harmonieux et il règne une douce sérénité dans l’assemblée.
Vers 23h J. demande aux hommes de préparer leur compagne à leur installation au sous-sol. Dans un même élan le groupe se disperse un instant puis se reforme dans le hall ou chaque femme arbore à présent un collier orné d’une boucle métallique. J., tout en passant son collier à Mirzile, ordonne à Ange d’emmener les femmes au sous sol et de les y disposer tel que préalablement défini.
Dans ce délais, les hommes reprennent leur discussion dans le salon. La tension est cette fois clairement palpable. Comme tous, je suis impatient, curieux, mais certainement aussi stressé dans l’attente de découvrir l’organisation prévue par notre hôte.
Une dizaine de minutes s’écoulent avant que la porte donnant sur l’escalier de la cave s’ouvre à nouveau sur Ange. Elle nous informe que tout est à présent en ordre et nous enjoint à la suivre. J. ferme la marche de notre petite troupe qui dévale les marches en colimaçon. Nous arrivons au premier niveau. Le couloir et de la voute en pierre sont à présent éclairés par des torches fixées aux murs. Dans chaque cellule l’ampoule nue projette son faisceau blafard et uniforme sur les murs. Les deux soumises préalablement conduites au sous sol sont attachées par des chaines au fond de deux cellules en vis-à-vis de part et d’autre du couloir. L’accompagnateur d’une des deux, propose de s’occuper d’elle en présence de notre groupe afin que chacun puisse jouir du spectacle. 
Nous nous disposons autour de la cellule tandis qu’il entre et dépose un petit sac noir sur le sol. Un homme derrière moi me demande de me déplacer de quelques pas sur le coté afin que sa soumise enchainée dans la cellule d’en face puisse observer elle aussi le sort réservée à sa consoeur.
L’homme au sac noir en retire deux fouets d’environ 1m50, l’un est un bull whip, l’autre ressemble à un chat à neuf queux dont les extrémités auraient été prolongées par de petites membranes articulées. J’apprendrais ensuite que ce dispositif, de réalisation artisanale, visent à augmenter les sensations de brûlures tout en diminuant les risques de blessure profonde. La femme est partiellement étendue sur le sol contre le mur. Elle est attachée par la boucle de son collier et par deux bracelets de cuirs eux même liés à l anneau du mur. Ce dispositif lui autorise une certaine liberté de mouvement, tout en la contraignant à demeurer, au mieux, agenouillée au fond de la pièce. Sous l’ordre de son Maître elle présente sa croupe à l’assemblée et reçoit une dizaine de coups de chaque fouet. Chaque claquement s’accompagne d’un miaulement de plus en plus aigu au point  que les derniers s’étranglent dans un sanglot.
Les marques très nettes laissées par les fouets virent rapidement au pourpre. L’alternance des coups se répercute sans faille sur la forme des longues griffures qui s’impriment dans les chaires de sa victime. Là ou le bullwhip laisse une profonde trainée de plusieurs dizaines de centimètres, son acollyte fait apparaitre de fines signatures relevées en leur extrémité d’une plus vive morsure correspondant aux membranes articulées.
L’homme finit son œuvre à l’aide d’un paddle clouté qu’il abat sur la croupe de sa soumise avec une régularité d’horloge durant plusieurs minutes.
L’intensité de la scène est encore rehaussée par le nombre des regards posés sur le corps meurtri de la suppliciée. L’homme rejoint finalement le groupe à l’extérieur de la cellule en prenant soin d’éteindre la lampe qui l’éclairait.
Il s’approche du Maître de l’esclave de la seconde cellule et lui demande de l’autoriser à s’occuper d’elle de manière analogue, ce qui lui est immédiatement accordé. Il me parait alors évident que cette mise en scène est prémédité. Donner le spectacle du traitement de la première suppliciée à sa future victime vise à augmenter la pression psychologique exercée sur cette dernière. 
J. propose de différer cette deuxième séance et nous fait signe de le suivre au second niveau du sous sol.
Les autres soumises entièrement nues y sont regroupées dans un angle, attachée chacune par la boucle de leur collier à un anneau du mur.
J. nous installe dans la tribune située au fond de l’unique pièce hexagonale qui constitue cet étage. D’un geste il fait signe à Ange de se placer au centre de la salle, juste à l’aplomb des anneaux fixés au sol et au plafond. Il passe des bracelets de cuir à ses poignets et la suspend par les bras de tel manière qu’elle reste sur les pointes de pieds puis il déboutonne le bas de sa robe qui tombe bientôt sur ses chevilles. Le corset et la ceinture de cuir restés en place marquent un peu plus encore sa jolie silhouette. Comme toute, son sexe est parfaitement épilé. Ses grandes lèvres sont par ailleurs ornées de deux anneaux dorés.
J. empoigne un rondin de bois d’environ un mètre de long et le place sous les genoux d’Ange puis à l’aide de cet instrument lui fait remonter les jambes au niveau de la poitrine et la force à maintenir cette position en solidarisant ses jambes, le rondin et son cou par l’intermédiaire d’une corde. Dans cette position fœtale, suspendue par les poignets, elle se trouve complètement à la merci de son bourreau. J. agit avec beaucoup de précision et une grande assurance. Il saisit une poignée de cheveux de sa victime pour rejeter sa tête en arrière et noue une fine cordelette à une mèche qu’il lie ensuite à sa ceinture afin qu’elle ne puisse plus redresser la tête. Il prend un peu de recule pour contempler l’œuvre dans son ensemble et rejoint le pupitre de la tribune pour en extraire une badine et un martinet. Il s’approche et explique à voix haute le principe de cette correction en s’exécutant au fur et à mesure. 
Il va tout d’abord initier un lent mouvement de rotation du corps offert de telle manière que l’assemblée puisse jouir de toutes les facettes du spectacle. Alternativement nous verrons les effets de son traitement sur ses chairs puis nous lirons les émotions produites sur son visage rejeté en arrière. Il précise que la badine lui servira à marquer son dos et son cul tandis que le martinet sera destiné à sa fente parfaitement exposée dans cette position.
Le mouvement de rotation commence, il s’accompagne d’une légère oscillation et des claquements caractéristiques de la badine. Les coups sont très secs et rapprochés. Il cherche à dessiner les tries les plus serrées possible en se concentrant dans un premier temps sur la croupe. Puis il remonte vers le bas du dos lorsqu’il lui est exhibé et le long des cuisses lorsqu’elles se présentent à lui. Après quelques tours, il se met à alterner badine et martinet à un rythme effréné. Le martinet s’abat avec précision sur les lèvres de son sexe qui enflent rapidement en se parant une teinte rouge vif. Le visage d’Ange semblent lui-même porter les stigmates de ce traitement. Chaque morsure sur son cul, sur sa fente, sur ses cuisses et son dos empourpre doublement ses joues. Au bout de quelques minutes des larmes commencent à ruisseler sur ses tempes et de longs râles s’échappent de sa gorge.
Je ne sais combien de fois le visage d’Ange est passé devant moi lorsque J. arrête son évolution mais le temps me semble alors suspendu. Je reprends mes esprits lorsqu’il nous propose de prendre le relais et de jouer à notre convenance avec Ange. Deux hommes se lèvent et entreprennent de poursuivre l’œuvre entamée. Elle reçoit simultanément la badine et le martinet pendant plusieurs minutes avant que l’un d’eux ne déclare qu’il est temps de profiter d’elle d’autres manières. Le second va alors cherché sa soumise dans l’angle ou elles sont regroupées. Blonde, yeux bleues, un visage et un corps fin, une belle poitrine…Il s’agit de mon point de vue avec Mirzile de la plus belle femme présente. Il l’entraine à quatre pattes au centre de la pièce et la présente à tous comme « le réceptacle à foutre » de la soirée. Il l’a fait s’agenouiller mains jointes en offrande, bouche ouverte, langue pendante et lui chuchote quelques recommandations à l’oreille. Il l’embrasse et se tourne vers Ange. Le premier homme est déjà en elle, profitant de la parfaite accessibilité de sa fente dans la position qui est alors la sienne. Le second se positionne ainsi derrière elle et s’introduit dans son plus petit orifice sans douceur. Ange semble tout a fait satisfaite de ce traitement et manifeste rapidement des signes de plaisir. Elle jouit violemment en crispant les poings sur les cordes qui lient ses bracelets au plafond. Les deux hommes se vident ensuite tour à tour dans la bouche de la soumise agenouillée devant eux. Les hommes restant de la tribune se dirigent vers les soumises encore attachées au mur. J. m’incite à rejoindre Mirzile. « Je te la confie » me dit il. Je m’approche, elle me sourit, je suis alors persuadé qu’elle savait bien avant la soirée qu’elle me serait destinée de la sorte. L’entrainant par la boucle de sa laisse à l’écart du petit groupe, je prends tour à tour possession de sa bouche, de son cul de sa fente avec une rage qui me surprend moi-même. 

J’aime la folie qui habite l’instant du pas franchit sur la volonté de se maitriser, de maitriser l’autre, de contrôler une action dont une part échappe par essence à toute tentative de contrôle. La précipitation des gestes, leur précision, l’infaillible focalisation sur l’objet d’un désir qui se résout un peu plus dans chaque seconde écoulée de ces scènes. Le vertige du geste lâché, débridé, et l’ambivalence d’un mouvement de la main actionnée pour partie par la bêtes aux violente pulsions et, pour une autre, par la machine à penser, elle si cartésienne, mesurée et sage.
Ces actions qui hurlent plus fort que la voix toute la faculté d’un homme à désirer…

Bien vite les couples se font, se défont, se transforment, s’échangent…
Je suis surpris de la réceptivité de Mirzile à tout ce que chacun de ces amants d’un soir lui impose. Elle semble absolument ouverte, curieuse, libérée, heureuse…elle m’inspire cette idée que l’abandon ici n’est pas synonyme de perdition mais bien une ultime ouverture à l’autre.
Deux autres femmes sont placées tour à tour au centre de la pièce pour subir nos outrages. La première est livrée par son Maître à tous les autres hommes pour l’usage de leurs instruments de flagellation. Il souhaite conserver un souvenir de chaque participant par le biais des marques portées par sa soumise. La seconde est ensuite suspendue à l’anneau centrale. J. ordonne à Ange de réaliser sur elle les sévices que les hommes souhaitent lui faire subir. Ange semble rompue à cette pratique.
Elle écoute avec attention la requête formulée puis interroge abondamment l’émetteur de la demande pour s’assurer qu’elle sache interpréter sa partition dans les moindre détails. Elle s’exécute ensuite en respectant scrupuleusement les directives formulées. Je suis alors persuadé qu’elle prend elle-même beaucoup de plaisir à mal traiter sa proie. Mirzile reste désormais auprès de moi et ne perd rien du spectacle offert.
Lorsque cette scène s’achève, la femme suspendue à l’anneau est griffée d’innombrables marques. Ange entreprend de la réconforter en léchant abondamment les chaires endolories puis oriente ses baisers vers la fente déjà humide de sa consœur. Ses caresses obtiennent rapidement le résultat attendues et de longs râles de plaisir se mettent à raisonner dans la pièce entière. 
J. Propose enfin de remonter pour assister au traitement infliger à la soumise de la deuxième cellule du premier niveau de sous sol. Nous quittons ainsi la salle hexagonale en laissant toutefois derrière nous la jouisseuse liée à l’anneau centrale, seule, dans le noir.
Lorsque j’arrive dans le couloir du premier niveau, l’homme au sac noir a déjà reprit son office. Avec une minutie obsessionnelle, il réplique trait pour trait le traitement infligé à sa première victime. Je n’ai pas compté le nombre de coup ni mesuré la durée de cette seconde scène, mais je la crois extrêmement fidèle à la première. A ma surprise, il termine son travail en pissant sur son œuvre. J’apprendrai de Mirzile quelques semaines plus tard que les deux couples dont les soumises étaient en cellule ce soir là se connaissent depuis très longtemps et pratiquent ensemble un échangisme au long cours.
La soirée s’achève dans le salon ou notre hôte nous sert un verre de champagne avant que les premiers couples ne quittent la demeure.
Je repartis le lendemain soir après avoir passer la journée suivante à converser avec Mirzile, Ange, J. et le dernier couple restant dans un contexte totalement différent. Cette journée me paru tellement « normale » que j’eu du mal à la corréler à la soirée précédente. 
Le temps suivant fut celui de Mirzile…

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Serrabone

Vallée du Conflent, Languedoc Roussillon, Novembre 2001

J’avais pris la route nationale qui mène à Ille sur Têt depuis Perpignan. Il était 23h passé et je savais que nous arriverions en retard au rendez vous que nous avait fixé notre hôte.
Celle qui m’accompagnait, portait un corset noir griffé en lettre rouge au niveau de sa hanche droite « Mirzile », un nom d’esclave qu’elle avait elle-même choisi de porter bien avant notre rencontre. Une jupe noire, des bas, une paire d’escarpins et mon collier l’habillaient par ailleurs. Elle avait seulement 23 ans à cette époque et déjà pourtant une impressionnante expérience des relations D/s et des pratiques SM. Nous nous étions trouvés quelques mois auparavant au cours d’une soirée privée à Nevers organisée par une amie commune et son Maître. Elle ne vivait pas de relation exclusive mais partageait ponctuellement l’intimité du couple depuis deux ans. C’était une fille magnifique parée d’une sensualité à laquelle j'étais très sensible…J’en souris encore. En plus d’un an de rencontres régulières, je n’ai jamais su dans quel domaine elle travaillait mais je l’imaginais icône d’un grand couturier ou mannequin d’une marque de lingerie…
Je repensais à cette rencontre dans la voiture et au respect que je portais pour sa capacité à vivre ses orientations avec autant de sérénité, d’intensité et d’assurance.
Nous avions dépassé Ille, puis bifurqué en arrivant à Bouleternère pour nous enfoncer dans les gorges de Boulès. La Lune était déjà haute et la nuit très claire. Sous cette lumière le paysage était digne d’un film de Tim Burton.
Il était convenu de nous stationner à plusieurs centaines de mètres légèrement en contre bas du prieuré ou nous étions attendus. Le rendez vous était fixé à 23h30 et les instructions étaient précises :
- Surtout ne pas aller jusqu’au site en voiture
- Prévoir une lampe torche pour accéder au prieuré depuis le lieu de stationnement désigné
- N'oubliez pas vos instruments mais faites en sorte de les dissimuler dans un sac avant votre entrée dans le prieuré
- Aucune lumière extérieure ne sera allumée, n’oubliez donc pas le plan pour trouver la porte déverrouillée qui se trouve derrière l’entrée principale
- Mesdames, l’accès en chaussures à talons depuis le lieu de stationnement ne pose pas de problème particulier.
- Il est expressément demandé à tous de rester discret lors de l’accès au prieuré…

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23h50 Nous arrivons sur le sentier escarpé qui file le long des murs de l’édifice depuis l’entrée principale. Rien ne permet d’imaginer de là une quelconque activité à l’intérieur. La clarté de la nuit aurait amplement permis d’en envisager l’accès sans lampe.
Nous n’avions croisé personne sur le chemin et cela rendait le périple presqu’irréel…

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Je presse la poignée de la lourde porte qui fait entendre son grincement associé au bruit métallique du mécanisme d’ouverture.
A l’entrée, une jolie femme d’une quarantaine d’années vêtue d’une simple tunique blanche nous accueille. Elle porte un collier de cuir très large ou l’on peut deviner une inscription en lettres gothiques que la pénombre rend impossible à déchiffrer. Il fait en fait bien plus sombre dans cette partie du prieuré qu’il ne faisait à l’extérieur.
Nous échangeons quelques mots. Elle nous confirme que 4 couples sont déjà arrivés tout en nous assurant que nous ne sommes pas les derniers. Il semble que l’organisateur est volontairement indiqué à chacun une heure différente pour éviter une arrivée massive…et voyante. Elle nous indique la direction à prendre.
Mirzile, qui jusque là se tenait collée à moi prend à présent des attitudes beaucoup plus explicites en demeurant quelques pas en arrière et légèrement sur ma droite. Son port de tête à changer comme l’expression de son regard, tout en elle exprime de la dévotion et de la docilité. J’ai toujours apprécié le soin qu’elle apportait spontanément à ces détails…

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Nous traversons une petite salle sombre puis un couloir éclairé indirectement par les lumières de la salle située à son extrémité…L’ambiance est vraiment ahurissante.
Quand nous l’atteignons, nous retrouvons les invités. 

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La pièce est composée d’une tribune romane ornée de piliers sculptés ou sont représentés griffons et lions ailés de l’apocalypse…Juste pour la vision de ce décor mis en lumière par les lampes de présentation du lieu (ce prieuré est d’abord un lieu touristique) et les bougies disposées autour des colonnes je me souviendrai toujours de cette soirée.
Les couples sont assez disparates en âge, d’environ 20-25 ans pour les deux plus jeunes femmes déjà présentes à 50 ans environ pour le plus vieux de ces messieurs.
Je trouve toutes les femmes à mon gout, même si ma préférence est acquise à Mirzile.
Moi-même, en dehors de notre hôte, je ne connais personne alors qu’elle semble proche d’un couple dont elle salut l’homme avec le plus grand respect après avoir affectueusement embrassée la femme. Elle revient ensuite se placer derrière moi et l’hôte fait les présentations.
Un verre de champagne et une collation sont servis sur une table située derrière la tribune, au milieu d’une nef romane sublime.
Après quelques minutes de discussion et l’arrivée des deux couples manquants, notre hôte nous propose d’exposer aux hommes les réjouissances qu’il a programmées pour la soirée.
Je demande à Mirzille de s’approcher de moi et j’attache une laisse à son collier, puis l’entrainant derrière moi je la fait s’installer à genoux sur des coussins alignés au fond de la nef au coté des autres soumises.
Toutes baissent la tête en respectant le plus parfait silence.

L'intégralité des dispositifs sont installés dans deux salles du prieuré connexe à la chapelle. L'hôte explique que ce sont les deux seuls salles qui autorisent un éclairage satisfaisant sans rendre l'activité visible de l'extérieur.
Il est venu un peu plus tôt dans la soirée pour assembler une croix de saint André. Différentes chaines et des anneaux de contraintes sont fixés à des colonnes en bois scellées. Deux carcans face à face sont présentés un peu plus loin de telle manière que celles qui y seront prises auront leur visage à seulement quelques centimètres l'un de l'autre. 
Tout le monde salut le décor et l'ambiance...Il nous explique qu'initialement il avait prévu de fixer des chaînes à certaines colonnes de la tribune mais qu'il avait renoncé craignant d'endommager les surfaces. Nous confirmons tous sur cette idée. Une complicité commence à naître entre nous, je crois que la tension liée à la plongée dans ce monde médiévale augmenté par l'arrière pensée que nous sommes ici en parfaite illégalité tombe un peu.

Nous revenons vers la nef ou les femmes sont restées agenouillées.
Chacun de nous récupère les instruments amenées. Des bullwhip, des cravaches, des badines, une chambrière...
Les soumises sont ensuite présentées à tour de rôle par leur Maître respectif devant l'assemblée. Je demande à Mirzile de s'installer au milieu de la pièce et prendre différentes poses. J'insiste sur sa grande endurance à la flagellation, puis je propose aux autres hommes de l'interroger sur ses pratiques, son expérience, sa condition d'esclave...
Je suis très satisfait des réponses qu'elle apporte et je ne suis pas surpris que les convives présents ont tous une très bonne connaissance des rites et pratiques BDSM. Je sens à leur manière de la questionner que Mirzile leur plait.
La plupart des femmes sont manifestement expérimentées à l'exception d'une des soumises les plus jeune qui est présentée comme novice. La tension est très palpable chez elle lorsqu'elle est présentée par son Maître et tous ont la délicatesse de ne pas aller trop loin dans les premières exigences et questions posées pour elle.
L'hôte termine la présentation en introduisant la femme qui nous avait accueilli à notre arrivée. Il parait très dur avec elle et cherche clairement à la pousser à la faute. Je comprends rapidement qu'il veut par là justifier une punition. 
C'est un aspect qui ne correspond pas à mes pratiques dans la mesure ou les pratiques sm que j'impose ne sont que très rarement liées à des punitions, mais à ce niveau il est généralement de bon ton de s'accorder au mode de fonctionnement de l'hôte.
Je participe donc volontiers à cet interrogatoire. Mirzile, lève légèrement la tête pour croiser mon regard, puis baisse à nouveau les yeux en souriant. Elle sait que cet exercice est une composition pour moi et le fait de partager cette pensée avec elle m'amuse.
La soumise qui subit l'interrogatoire finit par lâcher prise et commet plusieurs erreurs aux yeux de son Maître. Elle lui demande d'aller chercher sur la grande table l'instrument qui lui paraît le plus adapté pour expier sa faute. Elle revient ver lui, tête baissée, avec un très beau et très long fouet puis s'installe docilement a genoux, croupe tournée ver l'assemblée et le buste posé sur un socle en bois. Je ne sais pas exactement combien de claquements retentissent alors  mais cela m'a parut beaucoup. La dextérité du bourreau autant que la maitrise de sa soumise devant un fouet si long est impressionnante. Les marques se font de plus en plus vives et profondes. Plusieurs virent rapidement au violet et quelques gouttes de sang perlent sur cette peau tuméfiée, mais pour autant elle ne fait entendre que de léger gémissement étouffés et surtout elle tient sa position à la perfection.
Lorsque notre hôte décide d'en finir, un deuxième homme lui propose que sa soumise vienne s'occuper de sa victime. Manifestement habituée à ce type de demande la jeune femme quitte son coussin et s'approche à quatre pattes de la châtiée pour entreprendre de lui caresser et de lui lécher le cul puis pose sa langue sur sa fente offerte et s'active ainsi pendant quelques instants. Elle termine son office en léchant le visage empourprée de son amante.
L'hôte manifestement excité par la scène, s'adresse à son Maître pour lui demander la possibilité de jouir d'elle à son tour. L'autorisation lui est immédiatement accordée et saisissant fermement les cheveux de sa proie il lui prend la bouche de toute la longueur de son membre. Là encore je sens une grande maîtrise dans la réaction de sa partenaire qui le reçoit avec une avidité manifeste tout en gardant une posture et une attitude sans défaut.
Les soumises a l'exception de la novice sont ainsi utilisées tour à tour par chacun de nous. Je passe d'une bouche à l'autre, puis d'un cul à l'autre avec bonheur tout en prenant soin de me vider dans la bouche de Mirzile qui me témoigne sa gratitude avec la plus grande humilité.
Elle sont ensuite placées une à une dans les différents dispositifs de contraintes puis flagellées à l'aide de tous les instruments disponibles passant de mains en mains...
Les autres soumises ont tout le loisir d'observer leur consoeur avant d'être marquées elles même. 
Chaque Maître se concentre ensuite sur son esclave personnelle. L'homme à la chambrière se lance ainsi dans un exercice de dressage très particulier pendant qu'un second se met à gifler très sèchement sa soumise. Il y a chez ce dernier couple une connivence remarquable qui passe par les regards échangés et les gestes de la femme en écho aux coups de son dominant.
La novice, jusque la spectatrice, est enfin placée dans un carcan face à une autre soumise. Elle reçoit un coup de cravache lorsque sa soeur d'infortune reçoit un coup de fouet. Elle semble très bien vivre cette première expérience. A chaque nouveau coup, son Maître approche de son visage et lui demande si tout va bien, puis reprend son labeur.
Dans cette position, elles peuvent très précisément lire les rictus de douleur de leur vis à vis. La soumise fouettée ne tarde pas à laisser échapper des larmes, mais l'exercice s'arrête avant qu'elle ne soit rejoint par la novice. Toutes deux sont enfin prises par leur Maître respectif. L'hôte propose à cette occasion que l'on rapproche encore les carcans pour faire en sorte qu'elles puissent s'embrasser et se lécher. L'image que je garde de cette dernière scène est remplie d'une grande douceur. Même la hargne des hommes s'activant derrière elles n'en modifia pas la saveur.
Ainsi apaisés de nos tensions, la fin de la soirée fut bien plus calme.
Mirzile et moi partîmes vers 3h du matin et je la ramenais à la gare le jour même.
Je me souviens avoir longuement évoqué cette aventure avec elle pendant et après notre relation. Nous en gardons tous deux un souvenir très fort.

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Posté par Mongreal à 22:09 - Récits - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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