Mongreal's KingDOM

Le domaine de Mongreal

19 décembre 2007

Courbée

Son échine courbée, l’abandonne souvent

Sur l’humide frontière du royaume des vents…

Ou j’ai bercé ses peines dans le creux de ma main

Pénétré sa conscience, abolit son chagrin.

Et laissant l’amour seul, pour l’emplir de morsures

D’un coup de mes dents folles provoqué sa cambrure.

J’ai convoité son cul, devenu gourmandise

Et asservit sa bouche au rang de friandise.

J’ai essaimé les coups fiers d’un chibre dressé

A la petite porte de la grande liberté

Son échine courbée, se déploie au levant 

Face à l’humide seuil du royaume des vents…

J’y connu la beauté au reflet d’un égout

Abusant de son corps, bannissant ses dégoûts

Et constaté dans le sale miroir de l’eau

La proximité du ciel dans le caniveau.

Toute profondeur par mon vit exploré

Perforant son armure de sainte chasteté

Et la peur et la mort, relâchant leur emprise

Y dévoilent l’empreinte aimée de mes incisives.

Son échine courbée, la délaisse au couchant 

Sur l’humide clôture du royaume des vents…

Ou mon corps et le sien transis dans la tempête

S’abandonnent aux passions de la brûlante bête

Qui demeure dans mon âme comme un monstre des mers

Et nage dans la nuit des désirs sans hiver.

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17 décembre 2007

Museailée

Veille toujours sur son enclos,
Ma Muse rêve d’un envol risqué
Brisant de sa chambre un carreau
Veille à tourner deux fois la clé
Puisque ma Muse est un oiseau

Qu’elle peut ainsi voler partout dedans le pré
Blesser son fier plumage pour un songe de fuite
Alors qu’à force d’outrages elle viendra à m’aimer
En bourreau affectueux, en pervers émérite

Veille à jamais sur son amour
Ma Muse rêve qu’un autre la touche
Et sur son vit poser la bouche
Veille en fermant à double tour
Puisque ma Muse n’est pas farouche

Elle sera le lit frêle ou mon désir amer 
Berce sa folie aux sifflements de mon fouet
Chienne aux lèvres par moi blanchies au lait 
S'endort en souriant dans sa cage légère.

Veille encore auprès de sa  porte
Ma Muse au regard qui l’emporte 
Me voit privé de ses atouts
Veille à pousser bien le verrou
Puisque ma Muse est un hibou

Dans cet anneau de cuir où luit un cercle d'or 
Son cou tendu piégé dégluti son trésor
J'ai versé ce lait blanc pour ta lèvre vermeille. 
Et par lui aspergé ton palais et ton corps
S’en vont pour la nuit noire dans un puis de merveilles.

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Chaud

A mes pieds elle formule son rêve de brûlure.
Porté dans son sein nu et dans sa croupe offerte
Dans ses vœux d’abandon, dans sa volonté pure, 
Ce démon tourmenté hurle dans sa tête
.
Peux-t-elle vivre ce songe puis aux flammes périr ? 
Des brûlots de passions allumant dans mes ailes 
Un élan d’amour pour un désir criminel
Je réponds à l'envie qu'il reste à l'assouvir !
.
Je déploie sur l’enfer ma partiale justice,
En guettant son vouloir de subir cet éclair.
Lors ma chienne docile alimentée de sévices
Donnant son âme aux flammes, luie dans ce feu clair
.
Du chaudron infernal à jamais ne ressort 
Qu’une éternelle défiance à l’implacable mort.
Aux flots d’incertitudes ou règne ma tendresse
J’attends au bord de l’eau d’y noyer l’allégresse.
.
Je chérie son vouloir, son désir et ses yeux
Je louerais son âme et son corps sulfureux
Brillera pour les autres d’un  éternel brasier   
Au foyer duquel, moi, j’ai fait ma cécité.

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01 décembre 2007

Serpent de cuir

Elle ne dort pas.
Je suis là, derrière elle, le poing serré étranglant l'animal fabuleux qui le temps d'un claquement la lie à moi.
L'orage au dehors ne la fait pas frissoner, elle sait sur la fenêtre que la pluie dégouline. Elle sait mais elle ne voit pas. 
Face a elle un mur ou son ombre est portée et son corps déformé, torturé.
Elle ne souffre pas, elle ne bouge pas, le pourrait elle ? Figée, baillonée, ligotée, empalée debout sur deux pieux d'ébène, elle attend la morsure du serpent de cuir. 
Les yeux grand ouverts, noyés, sa joue ruisselante, son regard vers l'ailleur qui ne voit qu'au dedans et la jouissance hote encore à ses peines doublées l'usage de sa voix et celui de ses cris.

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Noyade

Elle est sexualité, soumission, plaisir et désir.   
Elle est ma convoitise incarnée dans ses pas de félin.   
Elle tient dans sa main le sceptre d’une reine damnée.   
Elle garde dans sa mémoire l’histoire que j'ai voulu pour elle

Elle voit dans l’invisible parure de mes fantasmes
Elle sait ce que toute autre ignore 
Elle exhale un parfum que moi seul connaît 
Elle a vécu toutes les métamorphoses… 
...
Elle attend le jour mais s'éveille la nuit
Elle connaît mes fièvres et le gout de ma sueur 
Elle inspire à mes mains de violentes caresses
Elle rougit dans mon feu et boit à ma source brulante
Elle incarne un fantasme et vit son accomplissement
Elle est l'ultime cercle de mon intimité
...
Elle court sur l'autre rive en rêvant de noyade
Son désir absolu: mon absolu plaisir.

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Evolution

J'ai emmené l'ombre idéale 
De ton corps, près du mien serré 
Dans un voyage pour les étoiles 
Ou nos regards sont des voiliers,

Où nos pensées sont leur voilure, 
Où les saisons ne sont qu'été, 
Où le vent n'est pas blessure, 
Et où par toi je suis aimé. 

Mon ingénue, ton arrogance
S’est essaimée en regards fières
Au fil ténu de tes souffrances
Ou tes paroles se firent prières,
Ou ces prières devinrent des transes
Et ou par toi je fus aimé.

Mon Innocente dans cet abyme   
J’ensemençais ta servitude
En promenant cette candeur   
Sur un navire de certitudes
Ou les morsures sont assassines
Et ou aimer se dit en pleurs.

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Toujours

Et Sans lever les yeux, 
Te voici dans le noir 
Offerte en ces lieux, 
Et toujours sans me voir… 
 
Sanctuaire polarisé 
De jouissance et de cris 
De tendre cruauté, 
Toujours à ma merci… 
 
Et les années s’enfuirent 
A jamais dans les nuits 
Et tous deux dans l’oubli, 
Nous toujours pour en jouir…

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Fouet ivre

Sans me contenir, je lacérais son ventre, ses seins ses fesses d'une divine passion. Le fouet sifflait dans l’air, exhalant la douce mélodie du désir. Ses cris de pucelle ravissait mon bras ivre d’étincelante violence. Son corps entier semblait porter la signature de mon attachement et du siens. Une signature griffée sur sa peau d’airelle. Bleue à présent de mes coups amoureux, ma crucifiée pleurait, une larme de douleur, une autre de plaisir.   
Esclave haletante, vois tu qui je suis ? A l’ombre de mon corps vient mourir l’ennui et dans ces mains mes lumières s’accordent à tes désirs...

Posté par Mongreal à 03:59 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Cupidon

Lors, elle sera peut être, mon arc et mes flèches. 
Prise dans sa langueur, à la verge qu’elle lèche 
 
Ouverte toute entière et pourtant enfermée 
Dans mes mains capricieuses et mes griffes acérées   
 
Lors elle sera sûrement, mon arc et mes flèches 
Et moi son Cupidon, son désir, ses mèches. 

Posté par Mongreal à 03:58 - Versification / Prosification - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hot bird / Cold bird.

Brûlure vive à la hanche, 
De la cire et des cierges, 
Rouges braises et nuits blanches, 
L’oiseau est pris au piège 
 
Eau glacée, corps trempé, 
Une pince en acier, 
Bleus saphirs et yeux verts, 
L’oiseau sort de l’éther. 

Posté par Mongreal à 03:58 - Versification / Prosification - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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