02 décembre 2008
La proie
Dans le bois ténébreux des forêts du domaine
Je vis en oiseau repus de la proie que j'enchaîne
Aux branches de cauchemar d'un grand chêne esseulé
Qui fut un jour témoin de nos premiers baisers.
Tes mains étendues baignent au lit de ton offrande.
Plus amènes à donner qu'attacher à reprendre,
Elle s'endorment abattues dans leurs bracelets de fer
Sans plus se pouvoir joindre pour l'ultime prière.
Lors ton vouloir volage est toujours transporté
En l'amour d'un corbeau qui te laisse crier
Lorsqu'il te blesse à mort dans ses serres ennemies
Fort qu'en ce supplice il te redonne la vie.
...Puis au soir, j'attends l'ombre de mon grand chêne mort
Pour mourir enlacé aux délires de ton corps.
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