08 janvier 2008
Transvaluation
Promenant ta vertu sur un fil d’Ariane
Je te fais prisonnière des boucles d’une liane.
Et cherchant à voir tout ce que dessous tu caches
Certains habits découds, certains autres arrache
Entends, ma douce, entends la belle nuit qui marche.
Sur toi je fais couler un peu d’or volé
Aux forges d’un démon dont les bras sont ailés,
Dont la peau est tannée, dont la queue est tressée.
Il sait en embrassant, poser les marques vives
Par lesquelles ta croupe s’empourpre et se ravive.
Il baisera ton âme, tu baiseras ses pieds.
Entends, ma belle, entends la douce nuit pleurer.
Pas moins que de l’ esprit, l’abstinence du corps
Est un savant breuvage à l’usage des morts.
Mon vœu est le Désir, ma vie est la Jouissance.
Toi dont la nature berce toute mes défaillances,
A force d’évoluer dans ta quête servile,
Sous le fouet du bourreau, en trouvant le Plaisir,
Tu deviens le hochet de mon orgueil vile,
Et ta Douleur brisée à présent va mourir !
…Entends, soumise, entends la froide nuit périr.
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