19 décembre 2007
Courbée
Son échine courbée, l’abandonne souvent
Sur l’humide frontière du royaume des vents…
Ou j’ai bercé ses peines dans le creux de ma main
Pénétré sa conscience, abolit son chagrin.
Et laissant l’amour seul, pour l’emplir de morsures
D’un coup de mes dents folles provoqué sa cambrure.
J’ai convoité son cul, devenu gourmandise
Et asservit sa bouche au rang de friandise.
J’ai essaimé les coups fiers d’un chibre dressé
A la petite porte de la grande liberté
Son échine courbée, se déploie au levant
Face à l’humide seuil du royaume des vents…
J’y connu la beauté au reflet d’un égout
Abusant de son corps, bannissant ses dégoûts
Et constaté dans le sale miroir de l’eau
La proximité du ciel dans le caniveau.
Toute profondeur par mon vit exploré
Perforant son armure de sainte chasteté
Et la peur et la mort, relâchant leur emprise
Y dévoilent l’empreinte aimée de mes incisives.
Son échine courbée, la délaisse au couchant
Sur l’humide clôture du royaume des vents…
Ou mon corps et le sien transis dans la tempête
S’abandonnent aux passions de la brûlante bête
Qui demeure dans mon âme comme un monstre des mers
Et nage dans la nuit des désirs sans hiver.
Commentaires
A nouveau un poème très sensuel et très beau.
Merci.
...
fantasmagorique.
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