Mongreal's KingDOM

Le domaine de Mongreal

19 décembre 2007

Courbée

Son échine courbée, l’abandonne souvent

Sur l’humide frontière du royaume des vents…

Ou j’ai bercé ses peines dans le creux de ma main

Pénétré sa conscience, abolit son chagrin.

Et laissant l’amour seul, pour l’emplir de morsures

D’un coup de mes dents folles provoqué sa cambrure.

J’ai convoité son cul, devenu gourmandise

Et asservit sa bouche au rang de friandise.

J’ai essaimé les coups fiers d’un chibre dressé

A la petite porte de la grande liberté

Son échine courbée, se déploie au levant 

Face à l’humide seuil du royaume des vents…

J’y connu la beauté au reflet d’un égout

Abusant de son corps, bannissant ses dégoûts

Et constaté dans le sale miroir de l’eau

La proximité du ciel dans le caniveau.

Toute profondeur par mon vit exploré

Perforant son armure de sainte chasteté

Et la peur et la mort, relâchant leur emprise

Y dévoilent l’empreinte aimée de mes incisives.

Son échine courbée, la délaisse au couchant 

Sur l’humide clôture du royaume des vents…

Ou mon corps et le sien transis dans la tempête

S’abandonnent aux passions de la brûlante bête

Qui demeure dans mon âme comme un monstre des mers

Et nage dans la nuit des désirs sans hiver.

Posté par Mongreal à 01:41 - Versification / Prosification - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

A nouveau un poème très sensuel et très beau.
Merci.

Posté par Libertin_123, 27 décembre 2007 à 12:37

...

fantasmagorique.

Posté par l'elfe, 09 janvier 2008 à 22:02

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